Comment piper des dés…

desAu cours de ma carrière, j’ai siégé à 3 reprises au conseil d’établissement de différentes écoles pour, finalement, abandonner…

Pourquoi? Parce que je considère le tout (du moins, d’après mon expérience) comme une grande mascarade de pseudo-processus démocratique.

Le conseil d’établissement a fait son entrée à l’école en 1998, car on voulait que le développement de l’école devienne une responsabilité collective, c’est-à-dire qu’il relève à la fois des élèves, des parents, du directeur de l’école, du personnel enseignant, des autres membres du personnel ainsi que de la communauté. De ce fait, il est formé de représentants des parents et de la communauté, d’enseignants, de membres du personnel de l’école ainsi que d’élèves, lorsqu’il s’agit d’une école qui accueille des classes de 4e et 5e secondaire.

Je ne peux pas dire que l’idée était mauvaise. Par contre, j’ai toujours un peu de difficulté à constater que certaines décisions sont prises par des gens qui ne vivent pas 180 jours et plus dans une école et qui, souvent, ne comprennent pas trop certains enjeux… surtout lorsque c’est le temps des maquettes (choix des cours qui se donneront l’année suivante et du nombre de périodes attribuées à ceux-ci).

Ainsi, j’ai vu un conseil d’établissement accepter qu’une école diminue le temps d’enseignement de ses matières de base (français-anglais-mathématiques) afin d’être en mesure de créer des horaires décents pour ses concentrations sportives et un autre être en faveur de diminuer le nombre de cours de français pour en offrir plus d’anglais.

Vous allez me dire: «Oui, mais tu aurais pu t’exprimer et dénoncer la chose!»

Eh bien! Je l’ai fait! Cependant, lorsque des choix aussi corsés sont à faire, certains directeurs font des pré-réunions avec les parents siégeant au C.E. afin de vendre leur salade et d’influencer le vote. Ainsi, quand la réunion arrive, il est quasi impossible de les faire changer d’idée tellement ils ont été bien préparés…

Lors de ces fameuses réunions, j’ai même entendu un parent dire que «c’était une bonne idée d’offrir plus d’éducation physique que de mathématiques» et un autre affirmer que «comme lui, les parents n’avaient qu’à payer des cours privés si leur enfant avait de la difficulté dans certaines matières» (et cela, dans une école située dans un milieu défavorisé).

Merci démocratie!

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Copyright © 2010 Charles Samares - Blogue d’un enseignant au secondaire. Thème inspiré de Laptop Geek. Traduction WordPress tuto.