Revue dépresse
«La moitié des élèves du secondaire qui ont profité de l’accès facilité au collège (sans diplôme d’études secondaires) ont quitté les bancs du cégep une session après y avoir mis les pieds.»
C’est ce qu’on nous apprenait vendredi dans Le Devoir.
Devrait-on en être surpris?
Dans l’article, on affirme également qu’«on a tendu une main rassurante aux potentiels décrocheurs pour ensuite les laisser platement tomber, négligeant un encadrement nécessaire».
Je suis exaspéré par ce discours sur l’encadrement… Il me semble que, lorsque tu deviens étudiant au cégep, il serait peut-être temps qu’on lâche un peu le maternage et qu’on laisse place à l’autonomie, non? À 18 ans et plus, tu n’es pas assez responsable pour te prendre en main et songer à ton avenir?
Il doit être possible de réussir individuellement puisqu’il y a tout de même 50% des étudiants qui persévèrent. Non?
Ainsi, on commence à avoir cette fâcheuse tendance qui est de confier aux enseignants des responsabilités «connexes» même après l’école secondaire! En quelques années, je suis passé d’un rôle d’enseignant à un rôle d’apôtre de la saine alimentation, de la non-violence, de l’hygiène…
Pourquoi dans ces situations remet-on souvent la faute sur le manque d’encadrement scolaire? Qu’en est-il du suivi et des encouragements à la maison?
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Le blogue de La mère blogue sur cyberpresse.ca mettait de l’avant cette lettre envoyée au journal Le Soleil par une enseignante de français qui remet en question sa carrière.
Difficile de ne pas se retrouver dans ses écrits, de ne pas reconnaître certains collègues…
De plus, on a droit à un bel exemple d’incompréhension de la population et d’un des grands malaises de l’éducation en lisant les inepties commentaires impertinents laissés par divers internautes. Toujours la bonne vieille rengaine: trop payés, emploi assuré, 2 mois de vacances, on se plaint pour rien…
Si vous avez un peu de temps à perdre…
Indéniablement, on ne finira jamais de reculer!
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Est-ce que c’est si mauvais que ça le fait de devenir “…un rôle d’apôtre de la saine alimentation, de la non-violence, de l’hygiène…” en plus d’être enseignant. Le rôle d’enseignant ne devrait surtout jamais se limiter à l’enseignement de la matière. Je crois qu’un enseignant est un des modèles très importants auxquels les jeunes s’identifient. Le rôle primaire de modèle revient, bien entendu, au parents mais de grâce, en tant qu’enseignant, ne sous-estimez pas votre importance. J’ai siégé pendant douze ans sur les comités d’école, les comités de parents et les conseils d’établissement des écoles de mes enfants. Je suis très sensible aux problématiques de ce milieu. Vous méritez tous une reconnaissance sociale et monétaire reflétant votre rôle. N’abandonnez surtout pas! Il y des parents qui continuent de croire au système public d’éducation et qui osent encore l’affirmer.
Pas du tout… C’est que, cette semaine, nous nous questionnions, moi et quelques collègues, sur tous les rôles secondaires qui s’ajoutent à ce que nous devenons au fil des années…
Honnêtement, même s’il s’agit parfois de peu, le tout devient lourd et ajoute un peu plus à l’épuisement de certains enseignants qui abandonnent la profession de plus en plus fréquemment…
Il faudrait également penser à recentrer le rôle parental. En tant que parent, j’inculque certaines valeurs dans l’éducation de mes propres enfants à défaut de laisser l’école le faire à ma place… C’est ma responsabilité de parent d’apprendre à mes enfants à bien manger, à ne pas régler des questions épineuses à coups de claques sur la gueule, à se laver quotidiennement (ne riez pas!)…