fév 18

Imputabilité: Caractère de ce que l’on peut imputer à quelqu’un.
Imputer: Désigner quelqu’un comme responsable de quelque chose.
Ainsi, dans tout le processus de négociation pour le renouvellement de notre convention collective, le gouvernement du Québec aurait ajouté une petite demande qui se lit de cette façon:«Introduction dans l’Entente d’un principe relatif à la responsabilité et à l’imputabilité de l’enseignante ou l’enseignant au regard de la persévérance et de la réussite scolaire.»
En d’autres termes, un enseignant deviendrait directement responsable des résultats de ses élèves et du décrochage!
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fév 05
Ces simples mots pourraient s’avérer un puissant outil de lutte contre le décrochage scolaire. Dire que cette solution se trouvait à portée de nous et que personne n’y avait pensé!
Ainsi, nos amis du MELS songent à modifier le calendrier pédagogique. Avec celui-ci, « au lieu de se rendre à l’école 180 jours par année, les enfants du primaire et du secondaire recevraient de 900 à 1000 heures d’enseignement réparties sur 180 à 200 jours. Les jours de congé des élèves seraient abolis, ce qui ouvrirait la porte à la tenue d’activités éducatives la fin de semaine. »
Parfois, je trouve que nos décideurs sont déconnectés de la réalité. Maintenant, je suis convaincu qu’ils le sont profondément.
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nov 09
«La moitié des élèves du secondaire qui ont profité de l’accès facilité au collège (sans diplôme d’études secondaires) ont quitté les bancs du cégep une session après y avoir mis les pieds.»
C’est ce qu’on nous apprenait vendredi dans Le Devoir.
Devrait-on en être surpris?
Dans l’article, on affirme également qu’«on a tendu une main rassurante aux potentiels décrocheurs pour ensuite les laisser platement tomber, négligeant un encadrement nécessaire».
Je suis exaspéré par ce discours sur l’encadrement… Il me semble que, lorsque tu deviens étudiant au cégep, il serait peut-être temps qu’on lâche un peu le maternage et qu’on laisse place à l’autonomie, non? À 18 ans et plus, tu n’es pas assez responsable pour te prendre en main et songer à ton avenir?
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sept 10
J’ose croire que le bulletin de nouvelles de TVA n’est pas le reflet du réel intérêt de la population pour la lutte au décrochage scolaire. Alors que j’étais confortablement installé devant mon téléviseur afin de voir et entendre le compte-rendu de la conférence donnée par Madame Courchesne, notre ministre de l’Éducation, quelle ne fut pas ma surprise de constater que, après 10 minutes d’écoute, on n’avait toujours rien dit sur le sujet.
Vincent Lacroix.
Le gars de la SPCA.
Le ministre Whissel, qui démissionne.
Enfin. Après 15 minutes. 3 mots (ou 4) sur la conférence de Mme Courchesne. Pour ensuite enchaîner avec un reportage sur une école montréalaise qui offre la possibilité aux élèves de pratiquer un sport le soir dans le but de lutter contre le décrochage. Et il semble que ça fonctionne.
Belle innovation! J’ai travaillé dans 3 écoles qui proposaient le même produit.
Commentaire: On ne cesse de parler de sport et de sport pour les garçons comme si l’équation était simple: garçons = sports = persévérance scolaire.
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juil 04
J’ai adoré la chronique de Pierre Foglia ce matin dans La Presse, qui résume fort bien la situation actuelle dans les écoles du Québec:
«Il y des débats pas mal plus urgents que celui-là à mener pour le bien de la société. Par exemple celui-ci, qui nous a occupés toute la semaine: faut-il payer les décrocheurs pour qu’ils ne décrochent pas?
Quelle grande idée! Je dirais même, quelle suite logique d’une autre grande idée: le renouveau pédagogique.
Reprenons au début. Pour accommoder les futurs décrocheurs, on a changé, il y a une dizaine d’années, la mission première de l’école ; il ne s’agissait plus d’instruire les élèves mais de les former; il ne s’agissait plus de leur transmettre des savoirs, mais de les «transversaliser». En clair: tu ne veux pas étudier, mon petit bonhomme? Ben c’est pas grave; ferme ton livre, on va faire un projet.
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